C’est le titre qui a attiré mon attention : l’infidélité! Et ce n’est pas tant le post lui-même qui m’a interpelée, mais les commentaires apportés au message original! Et oui, question complexe que celle de l’infidélité et difficile de s’y prononcer objectivement : question de valeurs qui nous sont propres, de convictions personnelles, de vécu et d’expérience de vie…

Fort intéressant comme réflexion en ce vendredi soir pluvieux!
Je n’ai pas à me prononcer sur le bien-fondé de l’infidélité ni sur l’authenticité des liens qui unissent les personnes qui optent pour cette route en parallèle de leur vie première. Je suis plutôt d’avis (aussi curieuse que l’idée puisse paraître) qu’il y a des tempéraments ou des types de personnalité qui s’accommodent d’une infidélité (ou de plusieurs!) et ont cette habileté de retomber sur leurs pattes avec agilité, tel un chat, sans se préoccuper vraiment des conséquences de leurs gestes!
Quand je regarde ma vie adulte, et la somme d’expériences vécues ces trente et quelques années, je ne connais personne, vraiment personne, qui ait vécu allègrement l’infidélité, qui est allé au bout de son amour, ait vécu l’intensité du moment et en est ressorti grandi, heureux, épanoui… Sans regret? J’en doute…. Sinon, y en aurait pas mal qui opterait pour l’infidélité… s’il n’y a rien à perdre et tout à gagner, pourquoi s’en priver, n’est-ce pas?
Je ne crois pas non plus que les hommes soient plus infidèles que les femmes…. Les frasques des hommes font davantage les frais de l’opinion publique; quant à celles des femmes, ces dernières ont depuis des millénaires cultivé l’habitude du secret, des choses cachées et sales et du tabou que la société impose. Cette dernière et ce, depuis des siècles, est beaucoup plus permissive à l’endroit de l’homme et davantage critique pour les écarts de la femme. Nous sommes issus d’une société patriarcale, souvenons-nous en!, Et quoiqu’on en dise, ce n’est pas prêt de changer!!!
L’auteur fait également référence à plusieurs blogues qui traitent de l’infidélité et j’ai relu quelques passages de celui-ci. À l’encontre d’autres lecteurs sensibles aux confidences des auteurs, je n’adhère pas! Indépendamment du bonheur que les deux propagandistes clament haut et fort, il y a quelque chose d’un peu triste, de factice aussi qui ressort de leurs propos. Bien sûr, je ne suis pas dans leurs bottes, je ne vis ni leur passion ni l’intensité du moment présent tout comme eux, mais…..
Et oui, il y a un «MAIS»….
Je ne crois pas que l’infidélité puisse s’expliquer de façon rationnelle. La raison (ou l’explication) qui serait plausible pour l’un, serait impensable pour l’autre. L’infidélité (ou la fidélité – l’authenticité) commence d’abord par soi-même… En fait, selon ma lecture, l’infidélité est le symptôme d’un malaise, non l’explication et le véritable malaise se situe à l’intérieur de la personne qui a choisit ce sentier… Je ne crois pas que l’être humain puisse appartenir à un(e) autre… s’il n’appartient pas d’abord à lui-même. Le véritable questionnement réside peut-être ici: À quoi la personne qui choisit l’infidélité essaie-t-elle d’échapper? À sa propre vie, à son quotidien, à sa solitude auprès des siens???? Toutes ces réponses…
La théorie sur l’homme infidèle qu’expose l’auteur : […] est un homme préhistorique qui ne se sent pas infidèle mais tout simplement possesseur de plusieurs femmes et c’est comme ça qu’il se sent bien propose un premier niveau de réflexion. L’être humain, pour le bien-être de son estime de soi, aime se mirer dans le regard de l’autre…Reconnaissons tout de même que ce que l’on voit dans les yeux de l’autre peut être fort valorisant… surtout pour une personne avide de tels messages! «J’ai tendance à penser aussi que les infidèles ne veulent surtout pas perdre leur conjointe». Et peut-être plus, ajouterais-je! Ils (elles) ont peur de perdre quelque chose, c’est certain! Leur confort??? Peut-être! La sécurité de rentrer chaque jour ou presque dans leur chez soi et d’y retrouver les leurs? Probable! Il y a dans ce comportement une immaturité émotionnelle, une résistance à faire des choix, aussi difficiles soient-ils, et à les assumer. C’est un peu l’enfant qui souhaite à la fois le gâteau et le glaçage… et pourquoi pas aussi la cerise!!!! Tant qu’à y être, prenons le tout! S’ils ont quelque chose – ou quelqu’un – à perdre, c’est eux! Il n’y a malheureusement pas de compromis à faire avec l’infidélité…
Au-delà du pacte rompu entre deux individus, au-delà du mensonge à l’autre, il y a pire : le mensonge à soi! Ma réflexion me porte à penser que le but n’est pas tant de comprendre les raisons de l’infidélité, mais plutôt de saisir la complexité du malaise intérieur qui habite la personne qui choisit de franchir le pas qui l’amène vers l’infidélité…
Mais évidemment, seuls les adultes pour qui l’infidélité est source de bonheur et d’épanouissement pourraient nous instruire sur le chemin parcouru, leurs petits et grands bonheurs et les événements qui, finalement, ont eu raison de leur amour ou les ont encouragé à poursuivre….