Depuis mon nouveau poste…. Plus ben ben le temps de contribuer à alimenter mon blogue!!! Mais je lis par exemple! C’est mon heure de détente par excellence… Je parcours avec beaucoup d’attention et de «plaisir intime et profond, avec des ondes de jouissance!» notre sorcière nationale, je suis régulièrement celui-ci pour l’inspiraiton et tant d’autres chez qui je retrouve détente et sourire, ou l’humour décapant de cet autrefleurs

Hier, je parcourais un billet.  Ce n’est pas la 1e fois que je me surprends à relire certains des posts de cette   auteure, à commenter, à parcourir les commentaires pour ensuite (re)commenter. Le post d’hier, je l’ai trouvé triste, tellement triste et pathétique (pour la vie des personnes décrites, s’entend!).

Le lendemain de mon divorce, je voyais régulièrement «les couples se disloquer et les familles se démembrer…». Tant de pertes et tant de deuils ! Cette situation courante – en 1992 -a décuplé ma souffrance et accru (en longueur) ma période de deuil. Dans mon incompréhension et mon vécu d’alors, je ne retrouvais plus ni ancrage(s), ni identité. Plus rien. Tout était à reconstruire.

Alors que je mettais toutes mes énergies physiques et psychologiques à assumer ma situation de mère monoparentale et célibataire sans le vouloir, à amorcer une nouvelle maîtrise, puis un doctorat, à vivre mes deuils au jour le jour, je trouvais le temps et l’énergie d’investir «sur moi»,  de (re)faire connaissance avec cette femme en devenir, à asseoir mon identité nouvelle et à y faire face. Ce ne fût pas facile tous les jours. Loin de là! Surtout sans soutien familial. Mais je me devais d’y faire face. C’était et c’est toujours MA vie. Personne ne peut la vivre à ma place. Surtout pas prendre les décisions sur lesquelles je n’aurais aucun contrôle.  Ce fût MON choix. MA responsabilité de m’assumer, de me redécouvrir, de me donner MA place au sein de cette vie qui est la mienne aujourd’hui et pour toujours. Si le passé a influencé mon présent, c’est le présent qui est garant de mon avenir. Je vous garantis que j’y veille assidûment à toutes les minutes que la vie place sur mon chemin.

Notre vie, c’est notre choix à tous! D’être une épave, à la remorque des autres et du système… ou bien de se tailler une place de choix et d’y placer les jalons pour accéder à notre rêve. Et aucun rêve n’est impossible. Je n’y crois pas. Mais que d’énergies à y consacrer….

Aujourd’hui, pleinement accomplie au plan professionnel et personnel, je suis une jeune mamie comblée (même si je ne profite pas de mon petit-fils aussi souvent que je le voudrais!) et la conjointe d’un homme charmant qui est mon «autre» polarité!

En parcourant ce billet ce soir, je ne peux m’empêcher de me demander, «mais qu’est-ce qui empêche donc ces femmes de se sortir de leur marasme et d’accéder à un bien-être qui modifierait sans doute le cours de leur vie» ? Certainement pas la satisfaction de végéter au jour le jour! La peur d’avancer vers un ailleurs différent? La crainte de confronter leur image actuelle au miroir que la vie leur reflète? L’anxiété de vivre – avec sans doute moult souffrances -  des deuils incontournables? Toutes ses réponses peut-être….!

La vie est si belle! Mais rien n’est gratuit. Rien n’est acquis! Que de remises en question, que d’énergie à y investir. Le prix à payer, j’imagine!

En fait, dans les quinze dernières années, je me rends compte qu’il n’y a pas grand-chose qui a changé.

Quelle tristesse pour ces femmes… et quelle perte!